• 2 avril 2020

Le chaos comme politique

Le 13 novembre 2015 la France a connu les attaques terroristes les plus horribles de ses 20 dernières années. Ces attentats visaient indistinctement des civils se trouvant dans différents endroits de la capitale. Ces lieux n’ont pas été choisis pour les raisons symboliques qu’ils pourraient représenter, mais pour le nombre de victimes qu’il peut y avoir. Nous entendons ici et là que les lieux visés représentaient ce que détestaient le plus les auteurs de ces tueries. Or la simple observation de leur profils contredit cette affirmation. Ils sont jeunes, français ou belges, anciens délinquants passés par la case prison et toujours avec un pied dans le monde du crime. C’est vous dire qu’ils n’ont pas rompu avec la musique les bars et les drogues. Quelques mois avant leurs actes les frères Salah et ahmed géraient un bar en Belgique où il y avaient musique et trafique de drogues d’aprés certains médias belges. Donc ce n’est pas par haine de la liberté, de la fraternité ou de la joie de vivre à la française qu’ils ont perpétrés ces meurtres inqualifiables. Ils voulaient faire un maximum de victimes tout en divisant la société et pour cela ils ont choisie des lieux de rassemblements salle de concerts, cafés et restaurants et stade de France.

L’objectif de ces terroristes est de provoqué le chaos dans le monde. Un monde auquel ils ne se sentent plus appartenir ni géographiquement ni temporellement. L’idéologie vient habiller leur mal être et reste une justification à leurs actions. Et plus les médias parlent des conséquences de leurs actes plus leur sensation de toute puissance augmente car ils pensent atteindre leur but. Lorsque nous disons que le commerce est en berne depuis les attentats, chez les terroristes ça se traduit par “nous avons détruit l’économie de nos ennemis”. Lorsque nous prenons des mesures restreignant les libertés individuel, les terroristes jubilent car il y a bien longtemps qu’ils ont prévu cette situation. En effet, contrairement à ce que l’on pense ces groupes se méfient de la technologie et donc les lois sécuritaires vont plus loin que ce qu’ils ont prévu. Si nous ne tenons pas compte de leur état d’esprit nous risquons encore de passer à coté de l’essentiel. Lorsque, sous pretexe de lutter contre le terrorisme, nous ratissons large au point de ne faire aucune difference entre un terroriste, un fondamentaliste, un radical, un integriste, un quietiste, un frere musulman, un salafi, un soufi ou un tabligh (mouvement apolitique musulman et non violent proselyte), nous donnons raisons aux terroristes qui veulent un monde divisé en deux. Les non musulmans contre les musulmans.

himaya

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